Un commissaire suspendu après une carte de vœux à connotation raciste tournant en dérision les violences policières

Un commissaire suspendu après une carte de vœux à connotation raciste tournant en dérision les violences policières

Alors que l’année 2020 a été marquée par des polémiques liées à la question des violences policières, la carte de vœux envoyée par le commissaire de police de la circonscription de Plaisir (Yvelines) a suscité un tollé. Sur cette carte figure le dessin d’un policier près de sa voiture, qui s’adresse à un homme noir en lui disant : « Rapprochez-vous un peu. Mon Taser recharge sur l’allume-cigare », et une légende : « Le commissaire et les policiers de la circonscription de sécurité publique de Plaisir vous souhaitent une bonne année 2021 ».
Le ministre de l’Intérieur a annoncé samedi 9 janvier avoir suspendu le policier. « Dès que j’ai eu connaissance de cette ‘carte de vœux’, l’Inspection générale de la police nationale a été saisie et a déjà entendu ce commissaire [vendredi]. Je l’ai suspendu à titre conservatoire », a tweeté Gérald Darmanin. Ce dessin « a choqué beaucoup de monde pour sa connotation raciste », a commenté l’entourage du ministre de l’Intérieur.

Dès que j’ai eu connaissance de cette « carte de vœux », l’Inspection Générale de la Police Nationale a été saisie et a déjà entendu ce commissaire hier. Je l’ai suspendu à titre conservatoire. pic.twitter.com/HKtXjVNkOO
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) January 9, 2021

Contacté, le commissaire n’a pas souhaité répondre aux questions de l’AFP.

Selon une source syndicale des Yvelines, la carte de vœux a provoqué « un tollé en interne » au sein du commissariat de Plaisir, avec des fonctionnaires choqués d’être associés à cette initiative. « C’est l’incompréhension. Ça jette le discrédit sur l’ensemble du commissariat », a ajouté cette source à l’AFP.
La police a été secouée ces derniers mois par plusieurs affaires mêlant violences policières et accusations de racisme, dont le tabassage du producteur de musique noir Michel Zecler et l’évacuation brutale d’un camp de migrants place de la République à Paris.

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